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MUBI: Mise à jour du 19 avril 2012

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EGGSHELLS

Comme nous l’avions annoncé dans notre dernière mise à jour, nous avons une première captivante à vous présenter en exclusivité :

Eggshells (Tobe Hooper, USA)

Tobe Hooper, entré dans l’histoire du film d’horreur avec son second film Massacre à la tronçonneuse, a fait son premier long métrage avec Eggshells. Ce film a été considéré comme perdu pendant près de quarante ans jusqu’à ce qu’il soit redécouvert, restauré et présenté lors de l’édition 2009 du South by Southwest Festival.

C’est là que Louis Black, co-fondateur du Austin Chronicle et du SXSW, écrit qu’« Eggshells a rendu explicite ce que de nombreuses personnes se sont longtemps contentées de supposer », que « le sens du cinéma de Hooper est la caractéristique principale qui fait de [Massacre à la tronçonneuse (1974)] un très bon film. Eggshells est un film typique de 1968 : psychédélique et politique. Il est évident que Hooper a regardé plus d’un film de Jean-Luc Godard. Ce film fait l’éloge des modes de vie alternatifs, de la politique, des gens et d’un semi-mysticisme étrange et farfelu qui repose plus sur l’humour que sur le surnaturel. Il saisit ce à quoi Austin ressemblait dans les années soixante ainsi que la sensibilité politique partagée par beaucoup de gens à cette époque. Qu’il soit considéré comme un film historique et/ou psychédélique et/ou la première tentative d’un metteur en scène doué, ce film vaut la peine d’être regardé. Mais il y a bien plus. Tout au long d’Eggshells, on peut voir des mouvements de caméra révélateurs, des manipulations de points de vue, un montage compliqué mais désinvolte, et des scènes intrigantes et tourmentées. Tous ces éléments se concrétisent dans Massacre à la tronçonneuse où ils s’assemblent avec harmonie pour créer ce chef-d’œuvre du film d’horreur. »

En dehors de quelques projections dans le cadre de festivals, Eggshells n’a que rarement été visionné et n’a jamais eu de sortie officielle. Jusqu’à aujourd’hui. Regardez et appréciez sur le système PS3.

Disponible : Partout !

the heisters

Souvenez-vous également que le court-métrage d’horreur comique d’Hooper, The Heisters, est également disponible en exclusivité sur MUBI. Il s’agit d’une « comédie en couleur de 10 minutes qui parle de trois criminels du Moyen Âge. Ils se disputent à propos de leur butin volé, une scène digne d’un épisode de Bip Bip et Coyote, » comme l’écrit LM Kit Carson dans son profil d’Hooper pour le site Film Comment. « Ce film a remporté des récompenses aux festivals de Tours, Cannes et San Francisco. »

tobe hooper

Le metteur de scène Tobe Hoope répondra aux questions de la communauté MUBI dans quelques semaines. N’hésitez pas à regarder Eggshells et The Heisters et préparez les questions que vous souhaitez poser à ce célèbre cinéaste. Je vous indiquerai le moment venu où poster vos questions.

Il faut également noter, surtout parce que les films sont gratuits, que notre collaboration avec deux grands festivals de cinéma s’achève cette semaine : l’Images Festival et le Rome Independent Film Festival. Nous montrons une sélection du programme du festival gratuit de Rome jusqu’au 20 avril. Deuxième plus ancien festival de Toronto, Images est également le plus grand festival d’Amérique du Nord en ce qui concerne la culture expérimentale et indépendante des images animées. Nous présentons trois films de ce festival gratuitement jusqu’au 21 avril. Vérifiez sur mubi.com et sur mubi.com/cinemas pour connaître nos collaborations actuelles avec les festivals !

(5 votes, average: 0,60 out of 5)

Mise à jour Mubi (5 avril 2012)

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Nous commençons cette mise à jour MUBI par une nouvelle extraordinaire !

EGGSHELLS

Grâce au formidable travail de restauration de Watchmaker Films nous vous proposons en exclusivité sur MUBI le premier long métrage de Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse), un film culte jamais diffusé, Eggshells ! Le tout premier film de Hooper, réalisé en 1970, une comédie psychédélique qui se déroule dans la ville d’Austin au Texas, véritable bastion de la contre-culture n’a jamais été projeté et n’a pas rapporté le moindre centime. Quatre ans plus tard, craignant de ne plus jamais trouver de travail, Hooper réalise un modeste film d’horreur. C’est Massacre à la tronçonneuse, qui va changer à tout jamais le visage des films d’épouvante. 42 ans plus tard, venez assister à la première d’Eggshells, bientôt sur MUBI !

Disponible : Partout !

where the boys are

Where the Boys Are (Bertrand Bonello, France)

Malgré son titre long et peu accrocheur, L’Apollonide (Souvenirs de la maison close) de Bertrand Bonello, peinture enivrante d’un bordel Parisien de la fin du 19ème, compte parmi les films les plus surprenants, beaux et troublants du festival de Cannes 2011. Juste avant de le terminer, Bonello a réalisé ce court-métrage, qui est l’un des meilleurs qu’il m’ait été donné de voir lors du Festival International du Film de Rotterdam en 2010. Voici la description qu’en fait le FIFR :

Des adolescentes espèrent vivre une vie palpitante. En attendant, elles dansent, s’embrassent, puis admirent de loin les muscles des ouvriers. Voici le nouveau court-métrage de Bertrand Bonello (Tiresia, Le pornographe, Cindy : The Doll Is Mine). Les adolescentes vivent, papotent, fument et boivent ensemble. De l’autre côté de la rue, des ouvriers bien charpentés travaillent sur le chantier de la mosquée de Gennevilliers. Les jeunes filles attendent l’âge adulte, effrontées et si pleines de doute.

Disponible : Partout !

Films de Larry Jordan

Larry Jordan, également connu dans des cercles plus fermés sous le nom de Lawrence Jordan, réalise des films expérimentaux et des films d’animation depuis un demi-siècle. Ami de Stan Brakhage, ils ont fréquenté à New-York des personnalités telles que Maya Deren, et Bruce Conner, avec lesquels il a fondé Camera Obscura, un ciné-club qui a duré de nombreuses années. Jordan est également à l’origine de The Movie, le premier cinéma de film expérimental à San Francisco équipé de projecteurs 16 mm, créé en 1958. Il est aussi l’un des fondateurs de Canyon Cinema Cooperative, à qui nous nous sommes associés pour vous proposer pas moins de dix-sept des films de Jordan.

ourladysphere

Par où commencer ? Probablement par Our Lady of the Sphere (1969), pour la simple et bonne raison qu’il est entré dans le National Film Registry en 2010. Voici ce qu’en dit la Bibliothèque du Congrès: « Jordan utilise des images « trouvées » pour mettre en scène ses remarquables collages animés, et ce dans le but de créer des ‘mondes et des paysages de l’esprit inconnus’. Inspiré par le Livre des morts Tibétain, Our Lady of the Sphere est l’une des œuvres de Jordan les plus connues. C’est un voyage surréaliste et onirique alliant images baroques et Victoriennes, symboles représentatifs de l’ère spatiale, ainsi qu’une grande variété de thèmes musicaux et d’effets sonores, dont des bruits d’animaux et des sonneries d’alarme. »

Nous vous recommanderions également Cornell, 1965 (1978). Voici l’histoire qui se cache derrière celui-ci : en 1959, Jordan réalise un recueil de photographies tirées du film d’Eisenstein, Ivan le Terrible, et l’envoie à Joseph Cornell. Les deux hommes entament alors une correspondance. McKenna: « Au cours des années qui ont suivi, Cornell a chargé Jordan de lui envoyer par courrier certaines photographies ou certaines séquences de film… En 1965, Cornell a demandé à Jordan de le rejoindre dans l’est pour être son assistant. Hébergé pendant un mois à Flushing, dans la maison de Cornell, Jordan a travaillé sur des assemblages de boîtes, monté A Legend for Fountains, un film de Cornell, et tourné de nouvelles prises pour lui. Il a également réalisé le seul document vidéo existant de Cornell en plein travail. » Jordan allait continuer à faire ses propres boîtes et collages durant les décennies suivantes.

sacredart

En 1970, Jordan se voit octroyer une bourse Guggenheim pour réaliser Sacred Art of Tibet (1972), dans lequel figurent des scènes de vie et son ami Dean Stockwell. Le San Francisco Chronicle l’a qualifié d’ « effort monumental associé à un sens artistique éclatant, un épisode profondément marquant. »

Si vous voulez un aperçu de ses œuvres plus récentes, Jonathan Marlow vous fait une suggestion: « Cosmic Alchemy [2010] s’inscrit dans la continuité de ses œuvres précédentes, tant sur le plan visuel que sur le plan thématique, et cependant, avec une bande-son évocatrice signée John Davis, Jordan s’aventure dans un territoire insolite riche de complexité métaphorique. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore l’œuvre de Lawrence Jordan, Cosmic Alchemy vous exhortera à en voir plus. Pour ce qui est des autres, qui ont déjà été témoins de son génie, ce film ne fera que leur confirmer que Jordan mérite amplement la place qu’il occupe, aux côtés des plus grands maîtres du cinéma expérimental. »

Disponible : Partout !

(4 votes, average: 2,50 out of 5)

Mise à jour MUBI (22 mars 2012)

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Cette semaine, les trois points forts de notre plateforme MUBI se veulent très audacieux – et chacun de façon totalement différente. La férocité visuelle de chacun – sur les thèmes de l’amour, d’une communauté ouvrière locale et du genre gangster – a pour effet de créer des expériences cinématographiques aussi enivrantes qu’inhabituelles.

fidelity

La fidélité (Andrzej Żuławski, France)

Comme vous le savez peut-être, l’auteur polonais Żuławski présente en ce moment sa première rétrospective intégrale en Amérique du Nord déjà très populaire et couronnée de succès. BAMcinématek, le cinéma qui l’organise, présente le réalisateur en ces termes : « Surnommé l’enfant terrible du cinéma polonais, Andrzej Zulawski est l’un des réalisateurs les plus contestataires et les plus controversés au monde ». Ce dernier a accordé une interview à notre revue cinéma en ligne, Notebook. Lisez l’interview ici.

Ce film est son œuvre la plus récente et je ne pourrais pas mieux le décrire que BAM :

« Clelia (Sophie Marceau), photographe, s’attire les foudres du journal à sensation qui l’emploie avec ses clichés artistiques, tandis qu’en proie à une attraction irrésistible pour un autre homme, elle se débat pour rester fidèle à son mari. L’adaptation du roman du 17e siècle La Princesse de Clèves par Żuławski est assez limitée par les critères déments du réalisateur. Je veux dire par là qu’il réussit tout de même à inclure des intrigues secondaires libres dont les rumeurs d’un empire à la Murdock, un trafic d’organes, des gangsters violents, des joueurs de hockey nus, du sexe pervers et une performance à couper le souffle de la part de Sophie Marceau à comparer à la grandeur lyrique d’Isabelle Adjani dans Possession et de Romy Schneider dans L’important c’est d’aimer ».

Comme pour toute l’œuvre de Żuławski, il faut voir ce film extravagant pour le croire.

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni, Irlande, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Autriche, Suisse, Nouvelle-Zélande, Australie.

foreignparts

Foreign Parts (Verena Paravel, J.P. Sniadecki, États-Unis)

Membre du nouveau mouvement de films documentaires profonds et audacieux venu des États-Unis – dont Sweetgrass a été le fer de lance – cette incroyable exploration d’un quartier new-yorkais est décrite par le Festival international du film de Locarno où il a été présenté :

« Enclave dans l’ombre du nouveau Mets Stadium de baseball, le quartier de Willets Point dans le Queens, est une zone industrielle vouée à la démolition. Fait de dépôts de voitures et de revendeurs de pièces d’occasion, sans trottoir ni tout à l’égout, le quartier semble mûr pour une reconversion touristique. Mais Foreign Parts y découvre une étrange communauté où épaves, déchets et recyclage constituent un commerce florissant. Les véhicules sont dépecés, triés et rangés par marque et par pièce, puis revendus à une longue file de clients en voiture. Joe, l’un des derniers habitants, enrage, ameutant la rue tel un roi Lear perdu pour tenter de s’opposer à leur expulsion imminente. Sara et Luis, un couple qui vit dans un van abandonné, se débattent pour se nourrir et rester à l’abri en plein hiver pendant que Julia, la reine de la fourrière sans domicile, s’exalte dans de béates visions de la vie quotidienne. Le film observe sur le vif la lutte des habitants contre ce « droit à l’expulsion » contesté, avant qu’ils ne soient avalés par la capitalisation de l’écologie urbaine de New York ».

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni, Irlande, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Autriche, Allemagne, Suisse, Portugal, Espagne, Italie, Nouvelle-Zélande, Australie.

sexy beast

Sexy Beast (Jonathan Glazer, États-Unis)

La retraite de Ray Winstone s’illustre en deux choses : « D’une part, il y a ce qui sépare ce film de gangster sous pression férocement divertissant de Jonathan Glazer des autres genres cinématographiques… Et d’autre part, il y a Ben Kingsley qui se transforme ici en un anti-Gandhi, un gros bonnet de la mafia, sauvage et effroyablement puissant ». – A .V. Club

Disponible en France

(8 votes, average: 1,00 out of 5)

Mise à jour MUBI (15 mars 2012)

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erdem1

Nous venons d’ouvrir un cinéma virtuel présentant les œuvres de Reha Erdem, de la comédie la plus noire à la poésie la plus étrange. Aux États-Unis, Erdem est surtout connu pour son film Des temps et des vents, lauréat du prix du Meilleur film (et du prix FIPRESCI) au Festival international du film d’Istanbul en 2006. Il est sorti en salles discrètement deux ans plus tard, avant d’être disponible en DVD. C’est « un film enchanté par les rythmes de la vie de tous les jours dans un petit village turc isolé, a écrit Ed Gonzalez dans The Voice. Erdem contemple la douleur et l’amour comme le soleil et la lune : comme deux forces constantes qui nous éclairent. Sa caméra tourne comme sur un axe et plonge dans les expériences familiales et communautaires, à travers les yeux impressionnables de trois pré-adolescents. »

« Battant avec les pulsations symphoniques du compositeur estonien Arvo Pärt, proches de celles Górecki, le film semble être une version mise à jour de L’Esprit de la ruche de Victor Erice, même si sa poésie dépasse celle d’Erice, écrit Michael Atkinson en 2008. On ne sait jamais vraiment ce qui se passe dans ces images énigmatiques, ni entre elles, pour tout vous dire (les personnages ne s’expriment jamais ouvertement). On est simplement persuadé de n’avoir jamais vu ce genre de poésie mystérieuse auparavant. » En 2007, Michael Guillén, au sommet de l’une de ses excellentes critiques, se souvient avoir été ému aux larmes : « J’ai remarqué un homme, assis quelques sièges plus loin, qui n’arrêtait pas de me fixer avec un sourire amusé… ». Bien sûr, il s’agissait d’Erdem lui-même.

Erdem a commencé à collectionner les récompenses avec son premier long métrage, Oh, Moon! (1989), lors de sa diffusion aux festivals de Locarno, Nantes, Moscou, Vancouver et Dunkerque. Le film raconte l’histoire de Yekta, une enfant de 11 ans qui vit dans une mystérieuse maison ressemblant à un château sur les rives du Bosphore et rêve éveillée dans le souvenir de sa mère, disparue il y a longtemps.

Le deuxième film d’Erdem, A Run for Money (1999), une comédie noire sur le pouvoir pervers de l’argent, fut présenté par la Turquie cette année-là dans la catégorie Meilleur film étranger aux Oscars. On est bien peu de choses (2004) est une autre comédie qui se déroule à Istanbul de nos jours et qui a remporté le prix FIPRESCI dans le cadre de la Compétition nationale du 23e Festival international du film d’Istanbul.

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En 2009, le journaliste italien Giorgio Gosetti a expliqué la décision du FIPRESCI d’offrir à nouveau sa récompense à Erdem : « Ce qui a distingué My Only Sunshine (Hayat Var [2008]) est la précision avec laquelle le film transmet les valeurs d’un mouvement de réalisateurs qui vivent cet étrange et intense moment de transition dans leur pays, entre les sensibilités asiatiques et européennes. L’histoire raconte les malheurs d’une adolescente de 14 ans nommée Hayat qui vit avec son père et son grand-père dans le Bosphore contemporain, un quartier dangereux. Son père possède un petit bateau de pêche qu’il utilise pour faire du trafic illégal. La vie de la jeune Hayat est dure et sans pitié, mais elle résiste au désespoir, même après son viol, même quand la vie lui montre à quel point elle peut être indifférente et cruelle. Ce courage et cet espoir indestructibles feront atteindre à Hayat une sorte de statut de martyre, résolution dramatique et naturelle dans cette société contemporaine, pleine de bruits et de fureur, qu’elle affronte sans jamais perdre la foi en l’amour, en l’autre, en l’avenir. »

(6 votes, average: 2,67 out of 5)

Mise à jour MUBI (23 février 2012)

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Cette semaine, la mise à jour de MUBI comprend une large sélection de vainqueurs et de nominés aux Academy Awards (Oscars) ou lors de prestigieux festivals, le tout saupoudré de quelques réalisateurs fascinants.

far from heaven

Loin du paradis (Todd Haynes, États-Unis)

Avant de diriger Kate Winslet dans les années 30 (Mildred Pierce), Todd Haynes avait recréé les années 50 pour Julianne Moore (avec laquelle il avait déjà travaillé sur son classique des années 90, Safe) dans ce mélodrame nominé aux Oscars, mélange de couleurs vives, d’émotions réprimées et de mœurs sociales sinistrement conservatrices. Le résultat ? L’un des films les plus beaux et les plus intelligents de la décennie.

Disponible dans les pays suivants : Danemark, Finlande, Norvège, Suède

Journal intime (Nanni Moretti, Italie)

Nanni Moretti a remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour cette comédie exploratrice, au style documentaire, qui évoque les « diverses anxiétés, observations et obsessions du réalisateur et scénariste italien… [qui] n’est pas sans rappeler un Woody Allen barbu et méditerranéen ». (Washington Post)

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni, Portugal

a screaming man

Un homme qui crie (Mahamat-Saleh Haroun, Belgique)

Dans ce film, vainqueur du prix du jury à Cannes, un père tchadien qui s’ennuie au travail lutte pour tenir son fils éloigné de la conscription militaire. « Le chemin jusqu’à l’âme de ce film, son message anti guerrier et antimondialiste, passe par les yeux de son personnage principal, hantés par un sentiment de vulnérabilité et de confusion. » (Slant)

Disponible dans les pays suivants : Allemagne

The Big One (Michael Moore, États-Unis)

Ce documentaire de Michael Moore, sélectionné aux festivals de Toronto et de Berlin, évoque sa tournée promotionnelle pour son livre Downsize This!. Il s’agit du « film typiquement américain, rare, qui évoque les véritables problèmes… [et] équilibre agréablement un sujet difficile avec des détournements amusants. » (NY Times)

Disponible dans les pays suivants : France

edmond

Edmond (Stuart Gordon, États-Unis)

La collaboration inhabituelle du réalisateur Stuart Gordon (Re-Animator) et du scénariste David Mamet nous donne un film qui évoque une « nuit noire, dure et pleine de saveurs pour l’âme, tandis qu’un homme d’âge moyen [William H. Macy] atteint enfin un instant de clairvoyance, qui ressemble à s’y méprendre à de la folie ». (A.V. Club)

Disponible dans les pays suivants : Italie, Suisse

(13 votes, average: 1,38 out of 5)

Mise à jour Mubi (12 janvier 2012)

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Bonne année ! Nous espérons que vous avez regardé de fantastiques films pendant les fêtes.

À partir d’aujourd’hui sur MUBI, nous commençons notre collaboration avec My French Film Festival 2012. Du 12 janvier au 1er février, nous diffuserons des courts et longs métrages dans le cadre de ce festival, dont la mission est de vous faire découvrir de jeunes réalisateurs français et de vous permettre de partager votre amour pour le cinéma français avec d’autres utilisateurs du monde entier via Internet.

petit tailleur

Parmi les moments forts, vous trouverez un court métrage réalisé par la star française Louis Garrel, Petit tailleur, et ce bijou du festival de Cannes qu’est Belle épine de Rebecca Zlotowski :

À la suite du décès de sa mère, du départ de son père pour l’étranger et des absences répétées de sa grande sœur, Prudence (Léa Seydoux), une adolescente, se retrouve livrée à elle-même avec la ferme intention de profiter au maximum de cette absence d’autorité. Désireuse de quitter son univers juif bourgeois et guindé, elle se lie d’amitié avec une jeune motarde, ignorante des coutumes juives liées au deuil, qui lui demande : « C’est quoi, tous ces draps ? » quand elle découvre les miroirs de sa maison. Prudence est ensuite intronisée dans le monde captivant des grosses cylindrées reluisantes et des soi-disant bad boys qui les pilotent. —Cinerespect

Disponible dans les pays suivants : tous les pays sauf l’Italie et l’Allemagne.

film socialisme

Film socialisme (Jean-Luc Godard, Suisse)

Le plus grand réalisateur vivant, celui qui s’est toujours amusé avec la vidéo, prend un virage radical vers le numérique avec cette œuvre étonnant, riche, inventive, littéraire et densément intelligente. C’est l’un des réalisateurs les plus complexes et les plus enrichissants du cinéma. Il décrit lui-même son film :

« Une symphonie en trois mouvements :

Des choses comme ça : en Méditerranée, la croisière du paquebot. Multiples conversations, multiples langues entre des passagers presque tous en vacances… Un vieil homme ancien criminel de guerre (allemand, français, américain, on ne sait) accompagné de sa petite-fille. Un célèbre philosophe français (Alain Badiou). Une représentante de la police judiciaire de Moscou. Une chanteuse américaine (Patti Smith). Un vieux policier français. Une ex-fonctionnaire des Nations Unies. Un ancien agent double. Un ambassadeur palestinien. Il est question d’or comme autrefois avec les Argonautes, mais ce qui est vu (l’image) est assez différent de ce qui est dit (la parole).

Notre humanité. Visite de six lieux de vraies/fausses légendes : Égypte, Palestine, Odessa, Hellas, Naples et Barcelone.

Notre Europe. Le temps d’une nuit, une grande sœur et son petit frère ont convoqué leurs parents devant le tribunal de leur enfance. L’un des parents doit en effet passer à la télévision pour se déclarer candidat lors de l’élection cantonale de… Les enfants demandent des explications sérieuses sur les thèmes de liberté, égalité, fraternité. »

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni et Irlande.

Manila (Adolfo Alix Jr., Raya Martin, Philippines)

Deux grands classiques, Manila By Night d’Ishmael Bernal et Jaguar de Lino Brocka, inspirent deux nouvelles histoires qui se déroulent dans la métropole contemporaine, réalisées par deux des artistes philippins contemporains les plus importants. Sélectionné au festival de Cannes.

Disponible dans les pays suivants : tous les pays sauf l’Italie.

Momma’s Man (Azazel Jacobs, Etats-Unis)

Le fils du réalisateur expérimental Ken Jacobs « transforme ce portrait intimiste de sa famille en une méditation ardente sur le poids, la beauté et la déchéance douce-amère des bas-fonds légendaires de New York, terré dans une sorte de Xanadu du centre-ville » (Village Voice). Sélectionné aux festivals de Sundance et de Rotterdam.

Disponible dans les pays suivants : tous les pays sauf le Royaume-Uni.

severed ways

Vikings (Severed Ways: The Norse Discovery of America) (Tony Stone, États-Unis)

C’est l’un des films les plus inhabituels qui nous soient venus des États-Unis. Dans cette histoire épique, au micro budget, filmée par Stone sur mini DV (qui ressemble à beaucoup d’égards au Valhalla Rising de Nicholas Winding Refn [Drive]) et qui se déroule en 1007 sur le continent nord-américain, deux vikings échoués cherchent envers et contre tout à retrouver le chemin qui les mènera chez eux. Dans leur lutte pour la survie dans les vastes forêts du Nouveau Monde, leurs chemins se séparent : l’un poursuit une quête spirituelle et l’autre retrouve ses instincts primitifs. Une aventure intérieure entièrement filmée dans les Woodlands américains.

Disponible dans les pays suivants : Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Royaume-Uni, Irlande.

(9 votes, average: 1,11 out of 5)

Mise à jour MUBI (8 décembre 2011)

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Cette semaine sur MUBI, nous mettons à l’honneur le travail du réalisateur suisse Thomas Imbach dans notre série intitulée Films by Thomas Imbach.

Depuis le début, les films d’Imbach ont été conçus comme des expériences utilisant le cinéma comme intermédiaire pour les réaliser. « Ils me viennent toujours dans un flash. C’est comme être amoureux ; on ne peut pas vraiment l’expliquer », a déclaré Imbach.

Well Done (1994) est une comédie absurde traitant du flux continu et incontrôlable de données et d’argent qui circule en Suisse. Augusteb l’a « adoré ». Dans Ghetto (1997), on suit un groupe d’adolescents dans une salle de classe anarchique, une discothèque sous-terraine et dans la nuit. « Laissez 15 minutes au film pour qu’il commence à vous captiver », conseille Giammiz, « et ensuite vous allez l’adorer ».

Happiness Is a Warm Gun (2001) propose des « variations sur une histoire vraie », comme l’indique l’accroche ; il s’agit de celle de Petra Kelly, cofondatrice du parti des Verts allemand qui s’est fait tuer par balle en 1992 alors qu’elle dormait aux côtés de son compagnon, l’ex-général et membre du parti des Verts, Gert Bastian. Happiness a été projeté à Berlin et à Locarno et a reçu une récompense au Festival du Film de Zurich.

Lenz (2006, image ci-dessus) raconte l’histoire d’un réalisateur faisant des recherches sur un fragment de la nouvelle de Georg Büchner, Lenz. En août, Tsienni a écrit : « À travers une démonstration empathique de sensibilité et de personnalité, ce film parvient à assembler des instants infimes en apparence banals d’une quête intérieure insolite pour en faire un splendide hymne visuel sur le vrai sens de la vie. »

Disponible : partout !

(6 votes, average: 1,33 out of 5)

Mise à jour MUBI

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Saturn Returns (Lior Shamriz, Israël)

À Berlin de nos jours, Lucy, riche américaine, vit une vie d’hédonisme post-punk, parcourant les rues avec son meilleur ami, Derek. Ensemble, ils font de la ville leur terrain de jeu, leur scène, une fête qui ne finit jamais. C’est alors que Galia, une jeune femme israélienne, fait irruption dans leur quotidien avec la promesse d’une vie meilleure et plus saine.

Hommage aux films punk underground qui se transforme progressivement en mélodrame, Saturn Returns fait écho à l’état d’esprit évolutif de Lucy et Galia. Elles observent chacune la vie de l’autre et leurs cultures ne deviennent plus que des façades anonymes. Le film est composé de scènes qui ont été parfois improvisées, parfois scriptées, selon les besoins de chacune.

Disponible dans les pays suivants : tous les pays !

le quattro  volte

Le quattro volte (Michelangelo Frammartino, Italie)

Un vieux berger vit ses derniers jours dans un village médiéval tranquille, perché sur les collines de la Calabre, à l’extrême sud de l’Italie. Il garde ses chèvres sous des cieux que la plupart des villageois ont désertés depuis longtemps. Il est malade mais il croit pouvoir trouver un remède dans la poussière qu’il ramasse sur le sol de l’église et qu’il dilue dans son eau jour après jour.

Un nouveau chevreau nait. Nous suivons ses premiers pas hésitants, ses premiers jeux, jusqu’à ce qu’il prenne des forces et puisse aller paître. Non loin, un arbre majestueux se balance dans le vent de la montagne et change progressivement au fil du temps, avant de finir transformé en bois de chauffe par le travail ancestral des fabricants de charbon de la Calabre.

Vision belle et majestueuse du cycle de la vie et de la nature, dans la plus pure tradition d’un lieu intemporel, Le quattro volte se pose comme métaphore d’une âme qui voyage à travers les quatre saisons de sa vie.

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni, Irlande.

import-export

Import/Export (Ulrich Seidl, Autriche / France / Allemagne)

Comme d’habitude, Seidl ignore tous les tabous dans sa mise en scène et conserve son style jusqu’au bout. Cette comédie noire raconte les histoires croisées d’une infirmière ukrainienne (import) et d’un agent de sécurité viennois mal dans sa peau (export)…

Import/Export est, encore une fois, une analyse controversée et très orientée de l’Europe d’aujourd’hui, accompagnée par l’esthétique extrêmement froide et régulière de Seidl. Pourtant, la chaleur humaine, l’humour et la gentillesse semblent plus que jamais présents dans les vicissitudes de deux personnages sans avenir, qui non seulement franchissent les frontières géographiques mais doivent surtout aller au-delà de leurs limites intérieures pour avoir confiance en eux.

Pour son deuxième long métrage, Ulrich Seidl a passé près d’un an à trouver les bons acteurs. Ils n’avaient jamais tourné devant une caméra. Leurs parcours n’étaient pas très différents de ceux de leurs personnages, mais le scénario dans lequel le réalisateur les a plongés était entièrement fictif. Pourtant, l’authenticité documentaire est palpable, car Seidl utilise des lieux existants comme toile de fond de son drame hyper réaliste impitoyable. Import/Export mêle comédie noire, humanisme avant-gardiste et recherche de la vérité, aussi provocatrice et douloureuse soit-elle. — Festival international du film de Rotterdam

Disponible dans les pays suivants : Belgique, Luxembourg, Pays-Bas.

helen

Helen : autopsie d’une disparition (Joe Lawlor, Christine Molloy, Royaume-Uni / Irlande)

Le film commence par un plan au ralenti d’une adolescente portant un blouson en cuir jaune qui se sépare de ses amis et traverse un parc. Peu après, la police ratisse un bois voisin : la jeune fille, Joy, a disparu. Dans son collège, la police recrute des élèves pour organiser une reconstitution des derniers instants où Joy a été vue vivante. Une jeune fille nommée Helen (Annie Townsend) obtient le premier rôle et doit enfiler le blouson jaune de Joy. À partir de cet instant, Helen semble devenir Joy – ou, tout du moins, s’identifier à elle – et entreprend une enquête personnelle sur la vie de l’adolescente disparue…

Helen : autopsie d’une disparition est, entre autres, un questionnement sur l’identité : qui sommes-nous, qui les autres pensent-ils que nous sommes, que pouvons-nous faire de nous-mêmes ? Au départ personnalité apparemment vide et indéfinie, Helen n’a ni passé, ni avenir : elle vit dans un foyer et n’a jamais connu ses parents. Une nouvelle option se présente alors à elle : et si elle se réinventait depuis le début ? — Jonathan Romney, The Independent

Disponible dans les pays suivants : Espagne, Portugal, Autriche, Allemagne, Suisse, Italie, Australie, Nouvelle-Zélande, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Irlande, Suède, Danemark, Finlande, Norvège

(5 votes, average: 1,40 out of 5)

Mise à jour MUBI (3 novembre 2011)

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Lundi dernier, c’était Halloween. Nous vous avons concocté une liste des films d’horreur préférés de notre communauté sur MUBI ! Voici les plus populaires, mais il y en a beaucoup d’autres à découvrir.

vampyr

Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray (Carl Th. Dreyer, Allemagne / France)

Ce sont nos amis de The Criterion Collection qui en parlent le mieux : avec Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray, le réalisateur danois Carl Theodor Dreyer montre toute l’étendue son talent pour créer une atmosphère hypnotisante et austère ainsi qu’une imagerie profondément dérangeante (La Passion de Jeanne d’Arc et Jour de colère) et les appliquer au film d’horreur. Pourtant, le résultat, qui raconte l’histoire d’un étudiant en sciences occultes assailli par diverses forces surnaturelles et les habitants démoniaques d’un petit village près de Paris, est quasi inclassable : la maîtrise incroyable de la caméra, du montage et de la superposition des sons créé une ambiance cauchemardesque et terrifiante. Avec ses brumes épaisses, ses faux lugubres et ses échos macabres, Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray est l’un des plus grands frissons du cinéma.

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni, Irlande

repulsion

Répulsion (Roman Polanski, Royaume-Uni)

« À la suite de son premier succès international, Le Couteau dans l’eau, Roman Polanski a réalisé cette histoire de psychose, controversée et glaçante. Catherine Deneuve incarne Carol, une jeune beauté fragile et frigide, recluse dans son appartement londonien et laissée seule par sa sœur, partie en vacances. Elle est bientôt hantée par des spectres réels et imaginaires, et sa folie prend un accent violent et hystérique. Avec ses détails dérangeants et le talent de Polanski pour transformer un endroit clos en tableau d’émotions, Répulsion est une odyssée surréelle qui entraîne l’esprit sur le chemin tortueux de l’horreur. Il reste l’un des thrillers psychologiques les plus choquants du monde du cinéma. » —The Criterion Collection

Disponible dans les pays suivants : France, Belgique, Pays-Bas, Irlande, Portugal, Espagne, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Autriche, Allemagne, Suisse, Luxembourg

suspiria

Suspiria (Dario Argento, Italie)

Largement considéré comme le film d’horreur le plus choquant et le plus hallucinant de toute l’histoire du cinéma, et décrit par son réalisateur Dario Argento comme « une descente aux enfers expérimentale », Suspiria raconte l’histoire d’une jeune danseuse classique américaine, incarnée par Jessica Harper, qui arrive dans une prestigieuse académie de danse européenne et se retrouve confrontée à une série de morts aussi étranges qu’horribles. Bourré de violence insidieuse, d’effets spéciaux ultra gores et de décors impressionnants, Suspiria est un chef d’œuvre de gothique macabre.

Disponible dans les pays suivants : Australie, Nouvelle-Zélande

the house of the devil

The House of the Devil (Ti West, États-Unis)

« Le film d’horreur bouillonnant de Ti West fourmille d’icones cultes, passées et présentes, de la mère de famille du film Cujo, Dee Wallace, à la muse du mouvement mumblecore, Greta Gerwig. Le grain du film le transforme en objet abandonné, trouvé sur les lieux et à l’époque de son déroulement (une version de film d’horreur d’une ville étudiante américaine dans les années 80), qu’il recréé avec fidélité. Mais West n’est pas pour autant parti dans un trip nostalgique, il ne distille pas ses pièges à souvenirs à l’écran pour leur valeur sentimentale. Il cherche quelque chose de plus intemporel : l’instillation d’une peur paralysante. » —Time Out New York

Disponible dans les pays suivants : Danemark, Finlande, Norvège

lettherightonein

Morse (Tomas Alfredson, Suède)

Le réalisateur suédois Tomas Alfredson associe l’amitié, le rejet et la loyauté dans un tableau dérangeant de l’adolescence, à l’atmosphère noire mais poétique et étrangement tendre. Morse est une adaptation du roman à succès de John Ajvide Lindqvist, Laisse-moi entrer. Oskar, 12 ans, est un solitaire. Il a du mal à s’intégrer à l’école et reste souvent seul à la maison lorsque sa mère travaille de nuit. Un soir, il rencontre la mystérieuse Eli. Une douce romance nait entre eux. Oskar apprend à surmonter ses tourments et découvre le terrible secret d’Eli et ce qui la relie aux terribles événements qui terrorisent la ville. Il doit aider Eli à s’enfuir pour survivre, au risque de rester et mourir.

Disponible dans les pays suivants : Italie, Portugal, Espagne, Suisse

survivalofthedead

Survival of the Dead (George A. Romero, États-Unis)

« Dans un monde où les morts sortent de terre pour menacer les vivants, le soldat dur à cuire Crocket (Alan Van Sprang) et sa bande de déserteurs militaires luttent pour leur survie dans cet éternel chaos. À la recherche d’un endroit où « toute cette merde ne les atteindra pas », ils rencontrent le patriarche banni Patrick O’Flynn (incarné avec brio par Kenneth Welsh), qui leur promet un nouvel Éden sur l’île de Plum. Une fois sur place, la bande se retrouve mêlée à une lutte du fond des âges entre la famille O’Flynn et le clan rival des Muldoon. En réalité, Patrick avait été banni de l’île parce qu’il estime qu’un bon zombie est un zombie mort, alors que les Muldoon pensent qu’il ne faut pas tuer les personnes contaminées mais s’en occuper jusqu’à la découvert d’un antidote. Cependant, leur rêve d’une société stable s’écroule petit à petit : les morts-vivants, qui demeurent enchainés dans les maisons, font semblant de mener une existence normale… et les conséquences n’en sont que plus sanglantes. Une lutte désespérée pour la survie déterminera si les morts et les vivants peuvent coexister.

De tels thèmes apocalyptiques ont longtemps hanté George A. Romero, pour le plus grand plaisir de ses légions de fans. Il suit cette fois les aventures de Crocket, un personnage secondaire de son précédent film, Chroniques des morts-vivants, pour dérouler un nouveau scénario de fin du monde. Dans ce film, Crocket faisait une brève apparition avec sa bande pour s’approprier les vivres des héros sous la menace. Pour le nouveau voyage de Crocket, Romero fait une chose dont la plupart des réalisateurs de films d’horreur ont oublié l’importance ces dernières années : il utilise le genre pour traiter des questions de société. Cinéaste conscient de la situation actuelle, Romero crée un monde dans lequel il peut disséquer la condition humaine tout en trouvant de nouvelles façons originales d’exterminer des cannibales.

Survival of the Dead de George A. Romero est également une version piquante du genre western. Il peut être vu comme un hommage aux Grands espaces de William Wyler, une fresque dans laquelle des clans entêtés luttaient entre eux tandis que de plus gros problèmes faisaient rage. Pas besoin de chercher très loin : aujourd’hui, dans les unes des journaux, on trouve sans cesse des exemples de telles fractures et on comprend facilement comment elles peuvent empêcher la résolution de conflits plus importants.

N’ayez crainte, Romero est toujours bien déterminé à vous fournir votre dose de frissons gores et macabres, mais il ne pourra s’empêcher d’y ajouter une petite parabole sanglante. Alors, de quel côté serez-vous ? Celui des morts ou celui des vivants ? » —Festival international du film de Toronto

Disponible dans les pays suivants : Danemark, Finlande, Norvège, Suède

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Mise à jour MUBI (13 octobre 2011)

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beyond enchantment

Beyond Enchantment (Larry Jordon, 2010)

De nouveaux films très alléchants ont fait leur apparition sur la plateforme MUBI. Nous menons un partenariat avec l’organisation de San Francisco Canyon Cinema, qui compte parmi les plus importants distributeurs de films expérimentaux et d’avant-garde dans le monde. Ce partenariat est voué à s’étoffer au fil du temps ; en attendant, voici notre première mise à jour. Vu que la plupart des films sont inconnus du grand public, j’ai pensé qu’il serait utile de vous parler des cinéastes concernés.

Films de Gary Adlestein:

Gary Adlestein tourne des vidéos et des films expérimentaux depuis 1974. Son premier long-métrage en tant que coréalisateur, Reading 1974, reportage primé et dans un esprit « city-symphony » (thème de l’Homme dans les grandes villes), traite de Reading, sa ville d’origine en Pennsylvanie. Après des années passées à filmer des courts métrages en 16 mm, puis en Super 8, inspirés du travail de Storm DeHirsch et Tom Chomont, il s’intéresse au marché de la vidéo, à l’instar de nombreux cinéastes indépendants : un format bien plus abordable et proche des valeurs de l’indépendance. Ses œuvres ont été diffusées dans des festivals nationaux et à l’étranger, ainsi que dans des expositions à travers le pays (dont Millennium Film Workshop, LA Filmforum, Pacific Film Archives, Chicago Filmmakers). Plusieurs de ses films et de ses vidéos ont intégré l’exposition « Big as Life: An American History of 8mm Films », au Museum of Modern Art de New York, de 1982 à 2001. En 1975, il cofonde Berks Filmmakers, qui aujourd’hui encore poursuit sa mission de diffusion d’œuvres expérimentales. Il enseigne actuellement le cinéma et la poésie à l’université Albright College de Reading.

Films de Kate McCabe:

Kate McCabe vit près de Joshua Tree, en Californie, où elle a fondé le collectif artistique Kidnap Yourself. Diplômée de l’University of the Arts, elle a obtenu son MFA (équivalent d’un Master des Beaux-arts) en Experimental Animation à l’institut Cal Arts, auprès de l’innovant Jules Engel. Cinéaste primée, Kate voit ses œuvres diffusées mondialement depuis 1995, dans les festivals et les galeries d’art. Ses films ont des thématiques récurrentes : la beauté du quotidien, ou le monde mystérieux qui sépare la rêverie de la réalité. D’un point de vue technique, Kate est une animatrice hybride, mêlant photographie et animation, avec des méthodes de manipulation du temps, aussi bien à la caméra qu’en impression optique. Ses travaux actuels comptent des peintures, des photos, de courts récits de fiction et des livres d’art. Son œuvre la plus récente est une bande dessinée à base d’esquisses, intitulée « Mojave Weather Diaries ». Kate a donné des cours de cinéma dans les instituts CalArts et UC San Diego, en tant qu’artiste invitée.

Films de Gregg Biermann:

« Mon travail se situe dans la tradition de l’avant-garde, qui considère le film comme un art visuel. Je crois que les artistes s’inspirant des films d’avant-garde historiques peuvent, à l’aide des nouvelles technologies, garder toute légitimité. Dans les domaines de l’art et de la musique, l’arrivée de nouveaux outils a souvent débouché sur des développements esthétiques innovants. Par conséquent, je me suis intéressé aux nouvelles technologies pour explorer d’immenses frontières encore vierges, devenues inaccessibles aux cinéastes modestes avides d’expérimentation. La plupart de mes créations n’auraient pas pu voir le jour avant une certaine époque, car elles sont profondément ancrées dans la technologie digitale. L’intérêt de la technologie digitale, pour le cinéma, réside dans la possibilité de copier, modifier, masquer, fragmenter, superposer, transfigurer, réfléchir, transmettre et recadrer. »

Films de Larry Jordan:

Connu principalement pour son esprit d’indépendance dans l’univers du cinéma d’avant-garde américain, Lawrence Jordan a joué un rôle important sur la scène artistique de San Francisco, vers la fin des années 50 et le début des années 60. Jordan compte à son palmarès une cinquantaine de productions expérimentales, dont un bon nombre de films d’animation extravagants, faits à partir de gravures victoriennes découpées. Les animations déploient une imagerie onirique de paysages recomposés, dans un royaume cinématographique fait de transformation et de symbolisme anticonformiste. Jordan cherche à interroger les structures profondes et les connotations jungiennes des images mythologiques auxquelles ses films font référence. Son approche alchimique de l’imagerie crée ce qu’il appelle le « théâtre de l’esprit, que l’on construit. Il s’agit du Monde infernal… le royaume de l’imaginaire. Vous avez besoin d’un endroit où travailler avec des images ». (Duncan McKenna, Semina Culture: Wallace Berman & His Circle).

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