Mise à jour MUBI

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saturn returns

Saturn Returns (Lior Shamriz, Israël)

À Berlin de nos jours, Lucy, riche américaine, vit une vie d’hédonisme post-punk, parcourant les rues avec son meilleur ami, Derek. Ensemble, ils font de la ville leur terrain de jeu, leur scène, une fête qui ne finit jamais. C’est alors que Galia, une jeune femme israélienne, fait irruption dans leur quotidien avec la promesse d’une vie meilleure et plus saine.

Hommage aux films punk underground qui se transforme progressivement en mélodrame, Saturn Returns fait écho à l’état d’esprit évolutif de Lucy et Galia. Elles observent chacune la vie de l’autre et leurs cultures ne deviennent plus que des façades anonymes. Le film est composé de scènes qui ont été parfois improvisées, parfois scriptées, selon les besoins de chacune.

Disponible dans les pays suivants : tous les pays !

le quattro  volte

Le quattro volte (Michelangelo Frammartino, Italie)

Un vieux berger vit ses derniers jours dans un village médiéval tranquille, perché sur les collines de la Calabre, à l’extrême sud de l’Italie. Il garde ses chèvres sous des cieux que la plupart des villageois ont désertés depuis longtemps. Il est malade mais il croit pouvoir trouver un remède dans la poussière qu’il ramasse sur le sol de l’église et qu’il dilue dans son eau jour après jour.

Un nouveau chevreau nait. Nous suivons ses premiers pas hésitants, ses premiers jeux, jusqu’à ce qu’il prenne des forces et puisse aller paître. Non loin, un arbre majestueux se balance dans le vent de la montagne et change progressivement au fil du temps, avant de finir transformé en bois de chauffe par le travail ancestral des fabricants de charbon de la Calabre.

Vision belle et majestueuse du cycle de la vie et de la nature, dans la plus pure tradition d’un lieu intemporel, Le quattro volte se pose comme métaphore d’une âme qui voyage à travers les quatre saisons de sa vie.

Disponible dans les pays suivants : Royaume-Uni, Irlande.

import-export

Import/Export (Ulrich Seidl, Autriche / France / Allemagne)

Comme d’habitude, Seidl ignore tous les tabous dans sa mise en scène et conserve son style jusqu’au bout. Cette comédie noire raconte les histoires croisées d’une infirmière ukrainienne (import) et d’un agent de sécurité viennois mal dans sa peau (export)…

Import/Export est, encore une fois, une analyse controversée et très orientée de l’Europe d’aujourd’hui, accompagnée par l’esthétique extrêmement froide et régulière de Seidl. Pourtant, la chaleur humaine, l’humour et la gentillesse semblent plus que jamais présents dans les vicissitudes de deux personnages sans avenir, qui non seulement franchissent les frontières géographiques mais doivent surtout aller au-delà de leurs limites intérieures pour avoir confiance en eux.

Pour son deuxième long métrage, Ulrich Seidl a passé près d’un an à trouver les bons acteurs. Ils n’avaient jamais tourné devant une caméra. Leurs parcours n’étaient pas très différents de ceux de leurs personnages, mais le scénario dans lequel le réalisateur les a plongés était entièrement fictif. Pourtant, l’authenticité documentaire est palpable, car Seidl utilise des lieux existants comme toile de fond de son drame hyper réaliste impitoyable. Import/Export mêle comédie noire, humanisme avant-gardiste et recherche de la vérité, aussi provocatrice et douloureuse soit-elle. — Festival international du film de Rotterdam

Disponible dans les pays suivants : Belgique, Luxembourg, Pays-Bas.

helen

Helen : autopsie d’une disparition (Joe Lawlor, Christine Molloy, Royaume-Uni / Irlande)

Le film commence par un plan au ralenti d’une adolescente portant un blouson en cuir jaune qui se sépare de ses amis et traverse un parc. Peu après, la police ratisse un bois voisin : la jeune fille, Joy, a disparu. Dans son collège, la police recrute des élèves pour organiser une reconstitution des derniers instants où Joy a été vue vivante. Une jeune fille nommée Helen (Annie Townsend) obtient le premier rôle et doit enfiler le blouson jaune de Joy. À partir de cet instant, Helen semble devenir Joy – ou, tout du moins, s’identifier à elle – et entreprend une enquête personnelle sur la vie de l’adolescente disparue…

Helen : autopsie d’une disparition est, entre autres, un questionnement sur l’identité : qui sommes-nous, qui les autres pensent-ils que nous sommes, que pouvons-nous faire de nous-mêmes ? Au départ personnalité apparemment vide et indéfinie, Helen n’a ni passé, ni avenir : elle vit dans un foyer et n’a jamais connu ses parents. Une nouvelle option se présente alors à elle : et si elle se réinventait depuis le début ? — Jonathan Romney, The Independent

Disponible dans les pays suivants : Espagne, Portugal, Autriche, Allemagne, Suisse, Italie, Australie, Nouvelle-Zélande, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Irlande, Suède, Danemark, Finlande, Norvège