N++ : ninjas, plates-formes et plus de 1000 niveaux impitoyables !

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N++ : ninjas, plates-formes et plus de 1000 niveaux impitoyables !

La première bande-annonce de N++

Le studio Metanet n’a pas chômé ces dernières semaines ! Leur dernier jeu N++ est passé en phase alpha ! Pour simplifier, ils ont surtout intégré tous les effets de particule, les sons et les animations susceptibles de donner vie à ce qu’on voit à l’écran. Bien que le cœur du jeu soit au point depuis longtemps, c’est une grande étape de le voir s’enrichir de graphismes et de sons magnifiques !

Ils ont également créé et organisé les niveaux, une tâche qu’ils vont poursuivre jusqu’à la sortie du jeu. Et enfin les premiers tests du jeu ont commencé. Jusqu’ici, si la plupart des joueurs accueillent plutôt bien les niveaux inédits, certains trouvent que plusieurs d’entre eux sont un poil trop durs ;)

La bonne nouvelle, la voici : le studio a préparé une démo jouable que nous dévoilerons bientôt, au BitSummit et à la Game Developers Conference. Si par le plus grand des hasards, vous venez y faire un tour, leur porte est grande ouverte pour essayer le jeu !

Mais si vous faites partie de ceux qui ne savent pas vraiment à quoi ressemble N++, il faut dire que le nom n’aide pas à comprendre complètement le jeu, nous allons aujourd’hui nous concentrer sur une question toute bête : C’est quoi, N++ ?

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Précisons pour commencer que N++ appartient sans l’ombre d’un doute à la catégorie des jeux de plates-formes : vous incarnez un petit ninja qui court et saute dans un univers en 2D vu de profil, bourré d’objets interactifs et d’ennemis mortels. Le ninja doit ramasser de l’or et s’arranger pour accéder sans dommage au niveau supérieur. Le jeu est tendu et le rythme, soutenu.

Cela dit, N++ se distingue des autres jeux de plates-formes par la gestion des déplacements : le ninja, ou plutôt le joueur, doit en effet composer avec une forte inertie et des prises d’élan exagérées.

En apprenant à contrôler le ninja, le joueur développe peu à peu sa capacité à anticiper les réactions et à maîtriser la prise d’élan. C’est peut-être la dimension la plus délicate du jeu, mais aussi la plus gratifiante. Une fois la palette de mouvements acquise, le ninja est capable d’acrobaties renversantes d’agilité : rien n’est plus plaisant que de réussir une pirouette à priori impossible pour échapper sans une égratignure à une horde d’ennemis.

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En matière de niveaux, N++, se distingue aussi de ce qu’on trouve habituellement dans la catégorie. En plus des traditionnelles tuiles carrées, les décors sont généreux en surfaces anguleuses et en courbes lisses. Ce qui est tout sauf un hasard : les déplacements du ninja étant basés sur la prise d’élan, les pentes et les descentes peuvent servir de tremplins, et apprendre à tirer parti de ce que vous aurez sous la main est une partie importante du jeu.

Le ninja grimpe aux murs presque aussi facilement qu’il court au sol, ce qui lui donne une grande liberté de mouvement, y compris dans le sens vertical, et confère beaucoup de dynamisme et d’ampleur au jeu. En jouant à N++, on se prendrait vite pour un maître de l’art du déplacement en milieu urbain… les fractures en moins !

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Chaque niveau tient dans un seul écran au format 16/9, ce qui fait du jeu une succession de plates-formes et d’énigmes. En effet, les questions qui se posent à chaque niveau sont : 1) Trouverez-vous un chemin sûr vers la sortie ? 2) Parviendrez-vous à suivre ce chemin ?

N++ étant un jeu ultra-rapide, vous aurez bien du mal à vous cacher le temps de planifier votre itinéraire : les ennemis déboulent de partout, tout le temps, et rien ne peut les arrêter. Il faut réfléchir et agir en même temps.

Pour terminer un niveau, il faut d’abord toucher un interrupteur pour en ouvrir la sortie, puis arriver vivant jusqu’à cette sortie. Il faudra parfois aller chercher l’interrupteur derrière des portes verrouillées, gardées par des robots qui n’hésiteront pas à vous tuer. Il arrivera aussi que la longueur du chemin qui mène à l’interrupteur vous oblige à ramasser de l’or, lequel est converti en secondes s’ajoutant à votre chronomètre. Car les secondes n’arrêtent jamais de s’égrener, et « fin du temps imparti » signifie aussi « Game Over« .

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Quoi qu’il en soit, les niveaux étant toujours entièrement visibles à l’écran, vous pouvez prendre le temps de vous préparer mentalement avant le début d’un niveau : il est essentiel d’intérioriser ce qu’implique la traversée du niveau et de réfléchir à l’itinéraire à emprunter pour actionner l’interrupteur et trouver la sortie en un seul morceau.

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Il y a des centaines de niveaux dans N++, mais tous se présentent différemment, aussi bien en termes d’ambiance générale, de difficulté de l’énigme à résoudre ou de qualités requises pour s’en sortir. Certains sont oppressants, d’autres vastes et spacieux ; certains sont relativement courts et faciles, d’autres sont longs et compliqués. Mais pour terminer les niveaux, vous devrez vous adapter en permanence et faire preuve de créativité.

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Ce qui distingue aussi N++, c’est son style graphique : l’esthétique du jeu repose sur des formes vectorielles lisses, nettes et traitées contre le crénelage. Nous avons soigné l’esthétique en privilégiant le minimalisme, car nous avons voulu éviter des niveaux trop chargés de détails qui détournent l’attention. Aucun élément visible n’est là par hasard, et il y a une explication pour chaque mouvement sur l’écran.

Ce choix graphique permet au joueur de « lire » et de cerner le niveau en un minimum de temps. Mieux vaut se concentrer sur les déplacements du ninja que laisser le regard se perdre dans des détails visuels superflus. Cette simplification extrême de l’esthétique nous a permis de créer des niveaux plus complexes, plus dynamiques, mais sans exagération et sans donner le sentiment de « morts injustes ».

Les graphismes vectoriels renforcent également la fluidité du déplacement. Vous apprendrez à mieux « sentir » les mouvements du ninja, même les plus infimes. N++ est un jeu de précision : quand il faut emmener son ninja jusqu’à la sortie d’un niveau dangereux, chaque pixel compte ! Pour sortir vivant de chaque niveau, il faudra d’abord beaucoup mourir. Mais comme chaque niveau recommence presque instantanément, et vous pourrez recommencer autant de fois que vous le voulez.

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Quant à l’adjectif qui décrit le mieux N++, on hésite entre difficile et fun : le jeu n’est pas forcément simple à maîtriser, mais sans être trop compliqué pour autant. Perfectionner son ninja est la récompense ultime à atteindre.

Si certains niveaux semblent infaisables au début, vous « sentirez » mieux le jeu au fil du temps. Et en apprenant de nouvelles techniques et stratégies, l’éventail des possibilités sera plus large. À la fin du jeu, parions que vous saurez traverser des mondes très denses en quelques mouvements parfaitement exécutés… pour tomber pile sur une mine ! Les développeurs sont sadiques, c’est vrai.

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N++ propose également plusieurs modes multijoueur permettant de jouer en coopération avec vos amis, ou de les affronter. En mode Co-op (Coopération), deux ninjas s’entraident pour gagner la sortie… vivants, bien sûr. Mais attention, les niveaux ne sont pas simples, avec de nombreux pièges et autres coups fourrés que les joueurs devront comprendre ensemble.

Le mode Race (Course), comme le nom l’indique, est une course vers la sortie opposant quatre joueurs. Il intègre une dimension supplémentaire liée à la prise de risques, puisqu’il faudra soit choisir le chemin le plus direct vers la sortie, soit prendre le risque (mais un risque qui paye…) de ramasser un peu d’or en cours de route.

Un nouveau mode Deathmatch (Match à mort) sera également proposé, sur le modèle d’un des jeux gratuits que nous vénérons, Jump n Bump (que vous pouvez essayer ici, de préférence à quatre joueurs : https://www.icculus.org/jumpnbump/). Ce mode propose des niveaux qui ressemblent à des arènes et où les ninjas combattent pour survivre.

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La création des niveaux n’est pas terminée, mais sachez qu’on dénombre déjà plus de 1000 (oui, mille !) niveaux inédits dans le jeu, chacun d’entre eux faisant l’objet d’un classement mondial et de classements entre amis. Dans l’hypothèse où les niveaux « tout faits » vous ennuient, un éditeur de niveaux vous permettra de créer les vôtres et de les partager avec le monde entier (ceux-là aussi feront l’objet de classements spécifiques).

Nous avons des brassées de bonnes surprises à vous faire découvrir en plus des graphismes élégants et des splendides effets de particules déjà visibles sur les captures d’écran. Et comptez sur nous pour vous faire entrevoir les coups tordus que vous réserve le jeu.

J’espère que cette (longue) présentation du jeu a réussi à stimuler votre curiosité, et que vous avez désormais une idée plus précise de ce qui vous attend dans N++. La vidéo ci-dessus vous montrera plus en détails à quoi ressemblera le jeu en conditions réelles.

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2 Commentaires

  • LOALAFF-53

    Heuuuuuu faut aimer hein…

    Bon sang mais quand est-ce que de VRAIS JEUX PS4 VONT SORTIR !!!

  • Shaaoliin_62

    Bah moi j’aime ! J’adore même :3 D’accord la PS4 est capable de bien mieux graphiquement mais c’est pas pour ça que les développeurs vont abandonner les jeux 2D 😉 Et tant mieux 🙂 A ce moment la des jeux comme Sound Shapes ou Rayman Legends n’existeraient plus… :'(