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Un épisode, deux fins uniques : Batman : The Enemy Within nous offre deux Jokers différents en fonction des choix que vous avez faits

À l’occasion de la sortie du dernier épisode, Telltale nous explique comment ils ont élaboré une version totalement nouvelle du méchant le plus emblématique de l’univers de Batman

Salut aux lecteurs du PlayStation Blog ! Je suis James Windeler, scénariste en chef du jeu Batman: The Enemy Within. Je vous écris en l’un des jours les plus importants de l’histoire de notre studio.

Sans exagération, le cinquième et dernier épisode de la saison, qui sera disponible au téléchargement aujourd’hui, est le contenu le plus abouti que nous ayons jamais produit.

Cet épisode contient deux fins distinctes, chacune racontant une histoire différente pour le Joker. Celle que vous connaîtrez dépendra entièrement des choix que vous avez faits lors des épisodes un à quatre.

Notre saison est unique parmi toutes les histoires de Batman car elle nous a permis de créer notre propre version du méchant le plus emblématique des DC Comics, le Joker.

Évidemment, lorsque vous le rencontrez pour la première fois, il n’est pas encore devenu le clown prince du crime. Il n’est qu’un ancien patient de l’asile d’Arkham, connu uniquement sous le nom de John Doe. Ses origines sont entourées de mystère, mais une chose est sûre : il nourrit une admiration sans borne, à la limite de l’obsession, pour Bruce Wayne et ne veut rien tant que devenir son meilleur ami.

Il désire même ardemment présenter Bruce à ses associés, un groupe de méchants appelé le Pacte qui comprend Bane, Mr. Freeze et Harley Quinn.

Batman: The Enemy Within

La relation entre Bruce et John est au cœur de la saison, et nous avions besoin que nos joueurs, ou au moins quelques uns d’entre eux, apprécient ce dernier.

Nous avions conscience d’aller à l’encontre des conceptions existantes du Joker dans la culture populaire et nous redoutions que de nombreux fans de Batman, à la vue de sa peau si pâle et si familière et de ses cheveux verts, rejettent immédiatement toute idée d’amitié.

Le premier réflexe est plutôt de lui enlever son sourire affreux à coups de poing et de le traîner droit à Arkham.

Afin de combattre ces pulsions, nous avons fait de John un individu naïf, qui veut bien faire mais n’a aucune idée de comment s’y prendre, totalement à la dérive en-dehors de l’asile qui a été sa seule maison pendant si longtemps. Il essaye de comprendre comment le monde réel fonctionne, et de ce fait, demande sans cesse à Bruce de le conseiller.

Tout au long de la saison vous avez exercé votre influence sur John et avez fait de lui le personnage hors norme qu’il est destiné à devenir. C’est votre attitude envers lui qui le définit.

Considérez-vous réellement John comme un ami, ou vous servez-vous simplement de lui pour abattre ses associés criminels ? Souhaitez-vous qu’il parvienne à séduire Harley, ou sabotez-vous leur relation pour semer la zizanie ? Il vous considère comme un modèle à suivre, mais peut-on vraiment lui faire confiance ? Et pourquoi affiche-t-il sans arrêt ce sourire narquois ?

Lorsque John ruine l’enterrement de votre ami le sourire aux lèvres, qu’il vous demande des conseils pour sa vie amoureuse autour d’un café, qu’il apprend à utiliser un Batarang ou quand il vous supplie de l’aider alors qu’il commence à perdre prise, vos choix contribuent d’innombrables façons à façonner le Joker qu’il finira par devenir.

Batman: The Enemy Within

Tous ces éléments se rassemblent et donnent corps à notre épisode final et ses deux embranchements.

Votre comportement vis-à-vis de John porte ses fruits, et de patient d’asile un peu gauche il se transforme en un Joker spécifique parmi deux choix : Justicier ou Méchant. Le Joker Méchant, fidèle au canon, est l’ennemi juré de Batman. Peu importe la complicité qui ait pu exister entre Bruce et John, elle n’existe plus, et le Joker Méchant est si affecté par l’échec de leur amitié qu’il s’en prend à tout Gotham.

Le Joker Justicier, au contraire, ne ressemble à aucune autre représentation de ce personnage jusque-là. Il souhaite faire équipe avec Batman pour éliminer la corruption de Gotham, mais du fait de son manque de maîtrise de soi, ses manières par trop enthousiastes de combattre le crime pourraient bien causer autant de problèmes au Chevalier Noir qu’elles n’en résolvent.

Je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la découverte avant que vous ayez pu profiter de l’épisode, mais quelle que soit la conséquence de vos choix, vous pouvez vous attendre à une conclusion épique, bourrée d’actions, de retournements de situations, de déchirements et de scènes jubilatoires avec le Joker.

Puis, quand ce sera fini, respirez un grand coup et recommencez en explorant cette fois l’autre face !

Les deux chemins possibles contribuent à une durée de vie exceptionnelle de trois heures et demie pour cet épisode, avec suffisamment de variations conditionnelles pour en faire le plus “tortueux” à ce jour.

Le script s’est élevé à plus de 4 500 lignes. Si vous mettez tout bout à bout, cela représente près de neuf heures de télévision. Cela signifie qu’il y a bien plus de choses à découvrir que ce que vous verrez lors de votre première partie. Et croyez-moi, vous voudrez découvrir tout le reste.
Quelle version du Joker avez-vous le plus hâte de découvrir ? Dites-le-nous dans les commentaires ci-dessous !

1 commentaires
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Je sais bien qu’il faut réinventer, voire réécrire les mythes, mais lire “Le Joker Justicier, au contraire, ne ressemble à aucune autre représentation de ce personnage jusque-là. Il souhaite faire équipe avec Batman pour éliminer la corruption de Gotham”, ça surprend.

Le Joker, c’est le Mal absurde, cruel, sans raison.

Prendre un symbole du mal pour le transformer en quelque chose de radicalement différent, c’est … osé.

A mon sens, ce serait comme voir un Batman méchant qui utilise des armes à feu.

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