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Clins d’œil à l’histoire de la franchise, gestion de la colère et héritage de Kratos : Cory Barlog nous parle de God of War

Le directeur créatif du jeu nous parle de Kratos, d'Atreus, des défis posés par ce lien père-fils et bien plus

God of War arrive bientôt ! Vous avez sûrement déjà vu toutes les vidéos, lu chaque article et parcouru les forums parlant du jeu. Il ne vous reste plus qu’une chose à faire : écouter ce que son créateur a à vous dévoiler.

Directeur créatif et vétéran de la série God of War, Cory Barlog se joint à nous pour un nouvel épisode de PlayStation Blogcast. Cliquez ci-dessous pour écouter notre conversation d’une vingtaine de minutes et découvrez quelques extraits dans cet article.

PSB : Avant tout, je tenais à vous dire bravo. Je dois avouer que ce jeu est une vraie surprise. Je ne m’attendais pas du tout à ça. On vous le dit souvent ?

Cory Barlog : Oui. Et honnêtement, c’est la réaction qu’on espérait. En tant que développeurs, on cherchait à être plus créatifs, à aller plus loin dans l’imagination. On voulait développer cet univers, voir ce qu’il se passerait si on modifiait de simples détails et l’effet domino que ça allait entraîner.

PSB : J’ai remarqué pas mal de clins d’œil dans le jeu. Il y en a partout. Ouvrir des coffres, longer des corniches étroites, escalader des murs… Toutes ces actions forment pour moi la mécanique de God of War, et je les retrouve dans ce jeu. C’était volontaire de votre part ?

CB : Oui, complètement. Je suis fou de ce genre de détails. Il y a des secrets et des références cachés dans chaque recoin du jeu. Vraiment, il y en a partout ! Que ce soit dans le packaging, les menus, les écrans de chargement qui apparaissent après avoir appuyé sur Options…

J’espère que longtemps après sa sortie, les gens continueront à dire : « Eh, tu savais qu’il y avait ça ? » Je trouve ça génial. C’est ce que j’aime dans la conception de jeux vidéo. C’est un travail très complexe, mais cette complexité nous permet de cacher des choses vraiment intéressantes et d’autres plus poussées.

PSB : Kratos n’est plus le même. Dans les derniers jeux, il était cruel, il n’inspirait pas vraiment la sympathie. Dites-moi ce que vous avez fait pour que ce personnage, qui était un peu caricatural, nous dévoile une facette inconnue de sa personnalité.

CB : Ouais. En fait, c’était le défi que j’avais le plus envie de relever pour ce nouvel opus. Créer un nouveau personnage n’a rien de facile, mais c’est encore plus dur de montrer un nouvel aspect d’un personnage que tout le monde connaît. Le but est de montrer une évolution, un changement.

Et je trouve ça très compliqué. D’un point de vue narratif, c’est un excellent défi. Kratos est mauvais, mais il a aussi du bon en lui.

En développant les jeux précédents, on s’est rendu compte, peut-être un peu trop tard, qu’on ne progressait pas vraiment de ce côté-là. Mais pour ce nouveau jeu, on y a bien réfléchi. Alors j’ai dit que « j’aimerais vraiment voir ce que ça donne de faire évoluer un personnage comme lui ».

On n’avait pas forcément besoin d’un changement colossal qui allait complètement le transformer. Il s’agissait plutôt de petits détails qui puissent le rendre plus réel, des moments brefs et subtils…

Ça peut faire peur, dit comme ça. « Kratos ? Subtil ? Ça n’a pas de sens ! » Et pourtant, c’est possible. C’est difficile à expliquer aux gens, mais une fois qu’on leur montre, ils disent « Oh, je comprends complètement. »

PSB : On découvre donc un Kratos plus sage, ce qui n’est pas rien si on connaît le personnage. Mais j’aime aussi le fait que Kratos se reconnaisse dans son fils, Atreus, et que ça l’inquiète. Je trouve que cette rage est un élément très intéressant.

CB : Oui… En fait, c’est toujours une grosse claque pour un parent. Voir le pire de soi-même dans ses enfants. C’est fou. Rien que d’y penser ça me terrifie.

L’idée de voir le pire de moi-même chez mon fils… Je dois être super névrosé. Parfois, j’ai beaucoup de mal à être patient. Et ce n’est sûrement pas toujours une partie de plaisir de bosser avec moi… Je peux être exigeant, très concentré sur ce que je fais et parfois complètement fermé aux autres.

Je reconnais ça chez mon fils, et ça me brise le cœur. Toutes ces choses sont tellement minimes comparées à Kratos et ses traits négatifs qu’il voit dans son fils. Et il ne sait pas comment changer ça ! Personne ne le sait. Moi non plus, je ne sais pas comment le faire !

C’est loin d’être facile. Et je pense que cette lutte, cet échec constant, c’est vraiment intéressant à observer. Vous ne croyez pas ?

God of War débarque sur PS4 le 20 avril.

2 commentaires
0 réponses de l'auteur
Chris2sissi 27 mars 2018 @ 15:02
1

Sans moi. Avoir collé une once de rpg dans ce jeu fait perdre toute l’ame de celui ci. C’est plus du god of war. Next

muster_jack 02 avril 2018 @ 15:30
2

a come on out

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