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Casey Hudson, de BioWare, dévoile sa sélection de jeux PS4 incontournables

Le directeur du studio présente les jeux qui l'ont captivé en tant que développeur et joueur

Ce que j’adore dans les jeux vidéo, c’est leur capacité à créer une forme de magie en conjuguant l’art et la technologie pour générer de nouvelles expériences fortes. Mais je ne joue pas vraiment à des jeux très différents. Chaque année, j’ai plutôt tendance à privilégier quelques titres qui m’émeuvent véritablement et qui finissent invariablement par m’obnubiler. Je commence par une immersion dans l’expérience, puis je m’efforce de décrypter leur fonctionnement.

J’ai toujours suivi le même cheminement, aussi bien en jouant pendant mon enfance qu’actuellement en tant que directeur de studio : quand un jeu m’envoûte, je me dis qu’en comprenant comment il a procédé, j’arriverais peut-être à créer de nouvelles expériences pour d’autres joueurs.

Voici certains des jeux qui ont su à leur manière me captiver, en tant que joueur et développeur…

1. Inside

J’avais adoré Limbo de Playdead et j’avais donc hâte de découvrir Inside. Ce jeu a dépassé mes attentes. Ce qui m’a réellement impressionné dans Inside, c’est la manière dont il mêle avec fluidité des mécaniques de gameplay intelligentes et des visuels spectaculaires pour créer une intrigue qui suscite la réflexion.

Ce titre déborde d’exemples frappants mettant en valeur cette approche, notamment une scène dans laquelle il faut adapter nos mouvements au comportement d’un groupe afin de poursuivre notre progression. Certains passages de narration visuelle resteront gravés en moi à jamais et après avoir fini Inside, je me suis interrogé sur le sens profond de ce que j’avais vécu.

2. Until Dawn

Je ne joue pas souvent à des jeux de Survival Horror, mais un ami m’avait conseillé Until Dawn et j’ai vraiment aimé. La peur est au rendez-vous, mais le jeu ne sombre pas dans la débauche d’hémoglobine ou la manipulation. L’intrigue immersive se construit au fil des passages intéressants impliquant des personnages et au gré de la tension ambiante. Et je confirme que ce soft m’a flanqué une peur bleue plus d’une fois !

Il est difficile de susciter l’effroi chez un joueur sans avoir recours à des ficelles un peu grossières, mais j’ai trouvé qu’Until Dawn s’en sortait bien, grâce à une réalisation sans faille, de la direction artistique au jeu des acteurs (avec notamment Rami Malek) en passant par son approche novatrice de la représentation des décisions du joueur à travers l’effet papillon. Je reviens encore à ce jeu de temps à autre, en jouant tard le soir dans le noir pour voir s’il peut encore me filer les jetons.

3. GTA V

J’ai joué à tous les titres GTA et je les ai tous appréciés, mais sans jamais progresser bien loin dans l’intrigue. Je m’amusais simplement dans ces mondes ouverts en bac à sable. Au départ, j’ai fait la même chose dans GTA V, mais le monde était tellement immense et magistralement exécuté que je tenais à profiter pleinement du jeu, ce qui m’a incité à plonger dans l’intrigue.

C’est le premier GTA que j’ai terminé et je trouve qu’il n’est pas suffisamment admiré pour la qualité de l’intrigue et des innovations narratives qu’il propose. Aujourd’hui encore, c’est le jeu vers lequel je me tourne systématiquement quand je veux me détendre en m’évadant dans un monde numérique.

4. Thimbleweed Park

Pour moi, ce jeu véhicule un autre type de magie : la nostalgie. Enfant, j’affectionnais les jeux d’aventure de type “pointer et cliquer” et j’étais donc heureux à l’idée de découvrir un nouveau titre conçu par Ron Gilbert, l’une des légendes du genre.

Il comporte de nombreuses énigmes inventives et des tas de personnages mémorables, avec des dialogues pleins d’humour et des doublages excellents. Mais pour moi, ce qui donne à ce jeu une saveur aussi particulière, c’est la façon dont il restitue les meilleurs éléments de cette catégorie, tout en introduisant subtilement des nouveautés au niveau de la conception et de la créativité pour la remettre au goût du jour.

5. Unravel Two

J’ai terminé Unravel Two avec mon fils de 10 ans et cela constitue probablement l’expérience de jeu en coopération la plus gratifiante de toute ma vie. Le principe ingénieux du balancement au bout d’un fil propose des énigmes véritablement corsées, mais elles sont tellement bien ajustées qu’elles n’ont jamais bloqué notre progression.

Nous avons trouvé un moyen de continuer notre route en coopérant par tâtonnements, ce qui s’est avéré amusant en soi. Le jeu m’a principalement plu parce qu’il a donné lieu à des discussions entre mon fils et moi sur la recherche de solutions aux problèmes.

Et entre deux défis complexes, nous avons apprécié le système de déplacement grisant et les graphismes sublimes. Unravel Two nous a conduits à parler du symbolisme de cette expérience et des thèmes qu’il explore avec subtilité au sujet de l’enfance (le harcèlement, les frères et sœurs, la solitude…). Cela constitue l’un de mes exemples préférés de la force que recèlent les jeux en tant qu’art.

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